Terrorisme

Terrorisme, changement climatique et sécurité mondiale

Par ailleurs, l’étude prospective, publiée en septembre 2005, par le conseil national américain soulignait que, face à l’affaiblissement de l’autorité de certains Etats, des groupes religieux risqueraient d’exploiter des jeunes « des pays pauvres, sans avenir, à suivre n’importe quel extrémiste ».
Parmi les scénarios envisagés par l’étude de ce conseil-proche de la CIA– il est fait mention de l’avènement du « cycle de la peur » et du « nouveau califat » à l’horizon 2020.
La dernière conférence sur le climat a débouché sur un accord universel pour la lutte contre le dérèglement climatique mais n’a pas beaucoup prêté attention aux risques d’insécurité alimentaire et de surpopulation mondiale. Ainsi la population africaine représenterait, selon une étude de l’UNICEF, en 2050 et à la fin du siècle respectivement 25 et 40% de la population mondiale ne pourrait subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires en 2050 selon la FAO.
5. Islam, terrorisme et changement climatique.

 Les pays arabes et musulmans, pourtant les plus exposés aux menaces du terrorisme et du changement climatique, « agissent » en rangs dispersés dans la lutte contre ces périls comme en atteste l’annonce à Ryadh d’une alliance dont l’approche et les objectifs sont flous et équivoques en conformité avec ce que l’ancien Secrétaire d’Etat à la Défense américain Donald Rumsfeld affirmait que « c’est la mission qui détermine la coalition ».
L’islam est innocent des actes immondes commis en son nom par une interprétation fallacieuse qui prend en otage la Oumma. Le vrai jihad signifie le dépassement de soi et la légitime défense en dernier recours. Il suffit de rappeler ce sublime verset du Saint Coran : « Celui qui tue une âme innocente c’est comme s’il avait tué l’humanité entière et celui qui sauve une âme c’est comme s’il avait sauvé l’humanité entière ».
Cela ne dédouane pas pour autant les musulmans des dérives sectaires pour les amener à procéder à leur autocritique et à cesser la victimisation et le rejet constant des responsabilités sur l’autre. Le déclin des musulmans a débuté avec l’arrêt de l’ijtihad et la non-remise en cause de nos propres agissements comme le recommande le Saint Coran.
Sur un autre plan, alors que l’éco-théologie se développe dans le monde occidental et que l’islam est précurseur en matière de défense et de magnificence de la Nature, la voix des musulmans est à peine audible à ce sujet. Certes la première déclaration d’Istanbul en la matière (2) est positive mais elle demeure insuffisante par rapport aux enjeux en la matière et en comparaison du rôle actif du Pape François à ce sujet.

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