Terrorisme

Terrorisme, changement climatique et sécurité mondiale

 

  • Au niveau maghrébin des mégaprojets (TGV, ceinture verte, énergie solaire) susceptibles d’atténuer et de s’adapter au dérèglement climatique sont toujours en hibernation. Le Maroc accueillera en 2016 la prochaine conférence sur le climat. Il serait souhaitable, à cet égard, d’intensifier la concertation intermaghrébine  concernant notamment le changement climatique et la lutte contre le terrorisme, particulièrement à la lumière de l’extension de l’implantation de Daech en Libye.

S’agissant de la Tunisie, il serait opportun de renforcer la dimension stratégique et prospective de notre politique étrangère.Ce qui implique au préalable une vision de notre pays et de son positionnement à moyen et long termes. Dans ce cadre, une cellule dédiée pourrait être créée au sein du Ministère des Affaires Etrangères pour initier une véritable diplomatie environnementale et climatique.

Le plus urgent serait de s’atteler à la préparation de la conférence nationale ou internationale, si elle était confirmée, pour la lutte contre le terrorisme. Ni le changement climatique ni le terrorisme ne constituent une fatalité. Leur traitement est tributaire d’une gouvernance inclusive de proximité, un large consensus sur le modèle sociétal et de développement et une diplomatie active et innovante.

La mondialisation, dans sa forme actuelle, et le mode de gouvernance mondiale -issu de l’après-guerre mondiale- ont montré leurs limites et sont à l’origine des dérèglements politiques, économiques et climatiques du monde.

Avant même la mondialisation, l’Europe a connu de fin 1960 à fin 1980 les « années de plomb » où des groupes violents, d’extrême droite comme d’extrême gauche ont commis des attentats effroyables et des groupuscules contre l’avortement continuent à ce jour à sévir, sans que la chrétienté ne soit mise en cause.

L’Occident est ainsi appelé à faire montre de plus d’humilité et de responsabilité en cessant de sommer les musulmans de s’expliquer à chaque fois qu’un attentat  se réclamant indûment de l’islam est commis et en cessant de se complaire dans la pratique des deux poids deux mesures.  La civilisation universelle ne peut être confinée à la civilisation occidentale.

Les dernières positions de la Suède sur la question palestinienne sont à saluer car elles ravivent l’espoir d’une amorce de changement vers des relations internationales plus justes et mieux équilibrées.

L’opération de sauvetage de la planète et du « vivre ensemble », dans le respect commun de nos spécificités culturelles et civilisationnelles, devraient être fondées sur les valeurs de justice et de solidarité.
Faute de quoi les « égoïsmes nationaux », la logique des « monstres froids »,que sont les Etats, continueront à prévaloir et les sempiternelles « oui….mais » des diplomates à servir et….à sévir.
Face à l’urgence et aux défis planétaires des dérèglements multiples en cours il faudrait, néanmoins, continuer à espérer que les Etats et les Hommes sauront raison garder…
1. www.iris-france.org/wp-content/uploads/2014/11/EPS2013-Les-conséquences-du dérèglement-climatique-pour-le-ministère-de-la-défense.pdf.
2. islamicclimate-declaration.org.

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