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Trump menace d’un nouveau « shutdown » s’il n’obtient pas son mur au Mexique

Dans un tweet écrit le 29 juillet 2018, le président des Etats-Unis s’est dit prêt à provoquer un nouveau « shutdown », arrêt des activités du gouvernement fédéral, si les démocrates n’apportaient pas leurs votes à son projet de sécurité des frontières qui comprend la construction d’un mur au sud, à la frontière mexicaine.

« Je serais disposé à fermer le gouvernement si les démocrates ne nous donnent pas les votes pour la Sécurité des Frontières, qui inclut le Mur (…) Nous devons aller vers un système d’immigration basé sur le mérite ! Nous avons besoins de gens fabuleux qui viennent dans notre pays ! », a tweeté Donald Trump, en précisant également que les Etats-Unis devraient se débarrasser du système d’attribution, par loterie, du statut de résident permanent (carte verte).

Des compromis fragiles

Donald Trump a promulgué le 23 mars la loi de financement de l’Etat fédéral, évitant ainsi ce qui aurait été un troisième shutdown depuis le début de l’année. Mais ce compromis élaboré par le Congrès entre républicains et démocrates n’est valable que jusqu’au 30 septembre. Ne le trouvant pas assez satisfaisant, Donald Trump avait d’ailleurs menacé de ne pas y apposer sa signature. La raison invoquée pour expliquer le veto envisagé était l’absence de compromis sur l’immigration et la sécurité à la frontière dans la loi, ainsi que le fait que le Congrès n’ait pas approuvé les crédits importants qu’il souhaitait obtenir pour ériger un long mur en béton à la frontière mexicaine. Il n’a en effet pu obtenir que 1,6 milliard pour construire des clôtures ou en rénover quelques dizaines de kilomètres, loin des 25 milliards qu’il avait réclamés au départ.

Aux Etats-Unis, un arrêt des activités gouvernementales ou « shutdown » est une situation politique qui intevient lorsque le Congrès n’autorise pas suffisamment de fonds pour financer les opérations gouvernementales. Dans ce cas, l’administration fédérale cesse, en théorie, tout service à la population à l’exception, dans un premier temps, des services dits « essentiels ».
Avec AFP

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