« Tunisian Yankee », roman qui raconte l’immigration d’un Tunisien aux États-Unis en...

« Tunisian Yankee », roman qui raconte l’immigration d’un Tunisien aux États-Unis en pleine époque coloniale remporte le prix de l’ADELF 2016

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« Tunisian Yankee », un livre racontant l’histoire d’un Tunisien, Daoud, qui, voulant fuir le système colonial français en Tunisie et ses dérives, s’installe aux États-Unis, avant de combattre en Europe aux côtés de l’armée américaine durant la première guerre mondiale, vient d’obtenir le Prix de l’Association des écrivains de langue française (Adelf) de l’Afrique méditerranéenne-Maghreb pour l’année 2016.
 
C’est après avoir vu le nom d’un tunisien sur une liste de noms au musée de l’immigration à Ellis Island à New-York que Cécile Oumhani a eu l’idée d’écrire un livre. Un tunisien, immigré aux Etats-Unis en 1912, fuyant la colonisation, tel fut le point de départ du roman « Tunisian yankee ».
L’auteur a fait le lien entre Tunisie les émeutes du Djellaz de novembre 1911, qui donneront lieu à de nombreuses arrestations et à la condamnation à mort de deux manifestants et l’exil de ce jeune homme. De là se met en place la trame de l’histoire.
 
« Je suis de là-bas. Je suis d’ici et je ne suis ni là-bas ni ici. J’ai deux noms qui se rencontrent et se séparent… » (Mahmoud Darwich). Suivant la métamorphose de Daoud Kaci en Dawood Casey, Cécile Oumhani invite ses lecteurs à voyager de l’Afrique et les cafés de Tunis vers l’Amérique et les quartiers de New-York, en passant par l’Europe, entre la fin du 19e siècle et la fin de la Première Guerre mondiale.
L’auteur, française par sa mère, belgo-écossaise par son père entretient des relations étroites avec la Tunisie à travers son mari. Sa multiple culture à elle, sa dimension de « citoyenne du monde » apporte cette touche plurielle au personnage, qui devient un porte-parole de cette diversité et du melting-pot qui a fondé des pays comme les Etats-Unis, un étendard de ces mouvements de populations qui font et défont l’Histoire de l’Humanité ; sujet majeur et sensible de notre temps où on observe un repli identitaire de plus en plus revendiqué et où les immigrés sont stigmatisés autant aux USA qu’en Europe.
Le Prix de l’Adelf est « ouvert aux écrivains de langue française originaire du Maghreb et, plus largement, de l’Afrique méditerranéenne, ou à un ouvrage concernant ces mêmes régions, en excluant les traductions », a indiqué l’association, 
fondée le 3 février 1926, sur son site internet.
Quatrième de couverture du livre « Tunisian Yankee » de Cécile Oumhani, aux éditions Elyzad, paru le 13 septembre 2016 :
« Qui est ce soldat blessé sur une route de l’Oise en 1917, débarqué avec les troupes américaines ? Tunisien, épris de liberté, Daoud a quitté son pays pour échapper au poids de l’autorité, celle du père et celle du protectorat français. Et c’est à New York, dans le quartier bouillonnant de Little Syria qu’il pose ses valises, et trouve (enfin) l’amour. Mais la tourmente de l’histoire change le cours de ses rêves. Sa vie est un voyage foisonnant dans un siècle en plein essor, entre inventions merveilleuses et changements sociaux et politiques, de l’esclavage à la guerre des tranchées en passant par Ellis Island »

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