La Tunisie tend à devenir un centre de « cybersanté » en...

La Tunisie tend à devenir un centre de « cybersanté » en Afrique malgré les défis de la réglementation et le manque de financement

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Pour longtemps, la technologie occidentale a été investie afin de trouver des solutions aux divers problèmes en Afrique. Cependant, ces approches n’ont pas toujours été couronnées de succès. Aujourd’hui, les pays africains ont suffisamment de personnes qualifiées pour créer leurs propres startups et les adapter à leurs besoins spécifiques.

La Tunisie ne fait pas exception à cette règle, elle est même l’un des pays africains les plus prometteurs dans ce domaine d’avenir, puisque aujourd’hui, elle compte 15 hubs. L’ensemble des startups africaines a généré l’année dernière environ 366,8 millions de dollars en investissements – 109 millions au Nigeria, 96,8 millions de dollars en SA, 92,7 millions de dollars au Kenya et 800 000 dollars en Tunisie.

En 2016, les revenus des startups américaines ont enregistré une baisse de 20%, raison de plus de nourrir les ambitions africaines de développer davantage les startups.

En Afrique, Disrupt Africa a estimé que les startups solaires ont attiré 32,9% des investissements, tandis que Fintech représentait 29,6% du marché. L’E-Health arrive à la troisième position en termes de nombre de startups et il est le quatrième secteur à attirer du financement avec 5,85%.

D’après la banque mondiale, les systèmes de santé en Afrique ont besoin de 25 à 30 milliards de dollars d’investissements. Il s’agit de financer 600 000 lits d’hôpitaux, 90 000 médecins, 500 000 infirmières et 300 000 agents de santé, ainsi que les réseaux de distribution de fournitures et de services. WeAreSocial a quant à elle souligné l’enjeu des services de santé dans le continent africain et les défis auxquels il fait face avec seulement 29% d’Internet et 7 sur 10 populations les plus rapides en termes de croissance démographique. Ils sont actuellement 362 millions d’internautes sur 1.2 milliard de personnes qui sont concernées et, d’ici 2025, rien que les propriétaires de smartphones seraient au nombre de 360 millions.

En ce qui concerne la Tunisie, la crise économique a inspiré de nombreux jeunes tunisiens à lancer leurs propres entreprises de startups. La scène s’est développée avec les avancées technologiques et un accès plus rapide à internet. Le « funder institute » et « Boost » sont des incubateurs implantés à Tunis et qui offrent aujourd’hui des programmes de financement et de mentorat pour les startups. Pourtant, la Banque mondiale a identifié le manque d’investissement comme le principal obstacle à l’épanouissement de ce secteur.
Le géant pharmaceutique, Merck, qui a créé un incubateur à succès au Kenya, lancera son incubateur en Tunisie d’ici 2019 pour collaborer avec des start-ups numériques novatrices. C’est dans ce contexte que Merck a lancé une Meetup e-Health à Tunis le 23 mai 2017, où des startups d’Algérie, de Tunisie, du Kenya et d’Afrique du Sud se sont réunies pour discuter du potentiel de l’entreprenariat dans le domaine de la cybersanté en Afrique.

Parmi les intervenants et les invités figuraient Peter Vesterbacka, Fondateur de Rovio Entertainment, Mika Lackman, Président de Viope Solutions, Kim Wetzl, CEO d’ABC International, Dr Karim Bendhaou, GM chez Merck NWA et Ghazi Ben Ahmed, Directeur chez MDI. Durant ce meeting, Peter Vesterbacka, le développeur iconique du jeu Angry Birds a partagé son expérience en tant que référence dans le monde des applications mobiles et a donné des leçons précieuses sur les compétences de présentation.
Ce fut l’occasion de discuter de certains problèmes qui empêchent la croissance des startups en Afrique de manière générale et plus particulièrement en Tunisie telles que les « restrictions » du marché, les réglementations commerciales « périmées » et le système financier « dépassé ».

N.B

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