Tunisien
© REUTERS / Laszlo Balogh

Un Tunisien expulsé de France préfère « se suicider » plutôt que de rentrer dans son pays

Dans un reportage consacré à la migration clandestine diffusé sur la chaîne française TF1, un extrait sur les mésaventures de Ali, un Tunisien condamné par la justice, est particulièrement frappant. L’homme de 28 ans refuse de rentrer dans son pays natal, allant jusqu’à menacer de se suicider.

Le reportage explique que cet homme est arrivé en France il y a cinq ans après être passé par Lampedusa. Il a une compagne française enceinte. « Je veux être ici, je veux participer à l’accouchement de ma femme. Je veux construire ma vie ici », affirme-t-il. Il déclare à plusieurs reprises qu’il ne veut pas rentrer dans son pays natal. « Je ne rentre pas chez moi », affirme-t-il. « Si le juge est bien, chapeau pour la France. S’il juge mal, franchement, c’est la honte pour la France. Dans ce cas-là, vous avez coupé une vie de famille. »

En épousant sa compagne et en devenant père d’un enfant Français, il aurait pu être régularisé en quelques mois, mais il a été contrôlé et arrêté dans un bus, souligne le média Sputnik. Si Ali avait reconnu l’enfant dès le début de la grossesse, il aurait été inexpulsable.

« Dans notre bonheur, on n’a pas pensé à la régularisation. On n’a pas pensé à toutes ces démarches », a déclaré à TF1 sa compagne, Sandra. Ayant fait un recours pour demander sa libération, Ali sait qu’il a des chances, car il a des attaches familiales en France. Mais une interdiction de séjour en Europe de 10 ans a été délivrée par l’Italie quand il est arrivé dans ce pays en 2011, poursuit Sputnik.

Lorsqu’il apprend que la justice française a décidé de l’expulser, il retire le cordon de son jogging et menace de mettre fin à ses jours devant un membre des forces de l’ordre. Il assure même qu’il préfère subir une peine d’emprisonnement plutôt que de rentrer « au bled ». Selon TF1, trois fois sur quatre, le tribunal rejette les recours des sans-papiers. Quelque 20 000 personnes ont été expulsées de France métropolitaine en 2018, année record depuis dix ans.

 

L’extrait n’a pas manqué de faire réagir des personnalités farouchement opposées à l’accueil de migrants clandestins, dont Christelle Lechevalier, députée européenne membre du Rassemblement national de Marine Le Pen.

N.B., avec Sputnik

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