Mussolini
Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, au siège de l'UE à Bruxelles, en 2017. Photo d'archive AFP / Emmanuel Dunand.

UE : propos polémiques du président du Parlement sur Mussolini

Le président de droite du Parlement européen, Antonio Tajani, a provoqué une polémique en Italie et à Bruxelles en évoquant à la radio les aspects « positifs » de la politique de Benito Mussolini. « On peut ne pas partager sa méthode (…). Mais il faut être honnête, Mussolini a fait des routes, des ponts, des bâtiments, des installations sportives, il a réaménagé tant de parties de notre Italie », a-t-il déclaré hier après-midi sur une radio italienne.

« D’une manière générale, je ne considère pas son action au gouvernement comme positive. Mais il y a des choses qui ont été faites », a assuré cette personnalité proche de Silvio Berlusconi, évoquant toutefois des « erreurs très graves, inacceptables » comme « l’élimination des opposants, les lois raciales ou la déclaration de guerre ».

« Honte à ceux qui instrumentalisent mes propos »

Face à la polémique suscitée par ses propos, M. Tajani s’est adressé sur les réseaux sociaux à ceux qui selon lui ont mal interprété son discours : « Honte à ceux qui instrumentalisent mes propos sur le fascisme ! Je suis depuis toujours un antifasciste convaincu, je ne permettrai à personne d’insinuer le contraire. La dictature fasciste, ses lois raciales, les morts qu’elle a provoqués sont la page la plus sombre de l’histoire italienne et européenne. »

Malgré cela, les propos ont fait vivement réagir en Italie, où #Tajani était parmi les mots-clés les plus partagés aujourd’hui sur les réseaux sociaux, rapporte l’AFP.

« Les déclarations du président du Parlement européen sont indignes et absolument inacceptables. Antonio Tajani doit retirer ses propos banalisant le fascisme ou démissionner de la présidence du Parlement européen », a par ailleurs martelé Ska Keller, présidente allemande du groupe des Verts / Alliance libre européenne, qui estime que l’homme politique italien devrait “lire des livres d’histoire”.

N.B., avec AFP et Le Figaro

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