Un accord italo-tunisien parvient à résoudre les problèmes des immigrants clandestins

Un accord italo-tunisien parvient à résoudre les problèmes des immigrants clandestins

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Tout récemment, mercredi le 12 avril 2017, l’ambassadeur de Tunisie à Rome, Moez Sinaoui, a déclaré lors d’un forum de l’ANSA (Première agence de Presse italienne et cinquième à l’échelle mondiale) qu’un accord entre l’Italie et la Tunisie sur les migrations clandestines a permis de résoudre le problème des immigrants illégaux de la Tunisie vers l’Italie.

« Grâce à l’accord avec l’Italie pour gérer les flux, l’immigration illégale en Tunisie n’est plus un problème », a affirmé Sinaoui.
« L’accord a été respecté des deux parties – nous assurons de notre côté le contrôle des côtes, et l’Italie assure la fourniture de bateaux à moteur. » Concrètement, l’accord est parvenu à réduire considérablement le nombre de tunisiens illégaux en Italie. « En 2016, il n’y avait que 1 204 tunisiens illégaux en Italie sur un total de 180 000, pratiquement personne, et ils étaient tous rapatriés ». De surcroit, l’ambassadeur tunisien a attiré l’attention sur la nécessité d’empêcher les tunisiens de quitter la Tunisie en utilisant d’autres moyens comme par exemple en améliorant la qualité de vie et en créant des postes : « Il est nécessaire de donner de l’espoir aux jeunes tunisiens, de leur permettre de trouver du travail et d’être insérés dans les systèmes de migration légale ».

Dans le même contexte, Sinaoui a ajouté qu’il était persuadé quant à l’amélioration considérable de la situation sécuritaire en Tunisie depuis les attaques terroristes dont le pays a été victime en 2015.

« Sur le plan sécuritaire, les choses ont évolué positivement. Nous n’avons pas eu d’attaques au cours des deux dernières années », a-t-il affirmé.

Toutefois, Sinaoui a considéré que le danger du terrorisme n’est jamais tout à fait éradiqué ni en Tunisie ni dans le reste du monde : « La vérité c’est qu’il n’existe aucune ville dans le monde qui soit en parfaite sécurité et à l’abri des terroristes ». Il a aussi attiré l’attention sur les mesures préventives au niveau de la législation pour contrer le fléau : « Nous avons adopté des lois pour prévenir le terrorisme et pour arrêter le retour des combattants du Moyen-Orient. »

A propos du tourisme, un secteur économique clé qui participe à 7% au budget national, Sinaoui a expliqué : « Les choses vont mieux pour le tourisme, mais pas (pour les vacanciers) d’Italie, et cela depuis l’attaque du Musée du Bardo (mars 2015), dans laquelle (quatre) Italiens ont perdu la vie ».

L’ambassadeur tunisien a conclu en mettant l’accent sur les liens solides entre la Tunisie et l’Italie et la nécessité de les travailler davantage : « Nous devons reconstruire la confiance et travailler ensemble est la meilleure façon de le faire ».

N.B

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