Un diplomate iranien

Un diplomate iranien en poste à Vienne soupçonné d’avoir participé à la préparation d’une attaque terroriste en France

L’Autriche compte retirer à un diplomate iranien de 46 ans son immunité diplomatique après qu’il a été arrêté samedi en Allemagne. L’arrestation du diplomate en poste à Vienne, soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat terroriste à la bombe déjoué en France et ayant visé un rassemblement de l’opposition iranienne, intervient en pleine visite du président iranien Hassan Rohani en Europe, soucieux de garantir le maintien de l’accord sur le nucléaire après le retrait américain. Le communiqué du ministère autrichien des Affaires étrangères explique que « le diplomate iranien va être déchu de son statut diplomatique d’ici 48 heures en raison d’un mandat d’arrêt européen ».

En plus des opposants iraniens du parti interdit en Iran des Moudjahidine du peuple, le rassemblement a réuni plusieurs personnalités parmi lesquelles Rudy Giuliani, avocat personnel de Donald Trump et ex-maire de New York.

Détenu en Allemagne, le diplomate pourrait être extradé prochainement vers la Belgique, où sont coordonnées les investigations sur le projet d’attentat, a indiqué le parquet de Bamberg, dans le sud de l’Allemagne, cité par l’agence DPA qui ajoute que son immunité diplomatique n’est valable que dans le pays où il est en poste.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), entité proche des Moudjahidine du peuple, avait affirmé lundi que «le diplomate du régime des mollahs en Autriche arrêté en Allemagne (…) s’appelle Assadollah Assadi» et l’accuse d’avoir été le «commanditaire» de l’attentat.

Il est soupçonné d’avoir été en contact avec un couple de Belges d’origine iranienne arrêté à Bruxelles en possession de 500 grammes d’explosif. Téhéran a de son côté dit voir dans ces mises en cause une machination, au moment où le président iranien est en Europe pour discuter de coopération entre Européens et Iraniens.

Le contexte est d’autant plus sensible que les ministres des Affaires étrangères des cinq Etats signataires du texte doivent se réunir vendredi à Vienne pour la première fois depuis que Donald Trump a décidé de s’en retirer.

Avec AFP

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