Slim Feriani, ministre de l'Industrie et des PME. Photo : al Chourouk

Un grand gisement de gaz tunisien sur le point de commencer le pompage

Le plus grand projet énergétique de la Tunisie – une joint-venture de 1,2 milliard de dollars avec OMV, basée à Vienne – commencera à produire du gaz naturel d’ici la fin de l’année, a annoncé le ministre de l’Industrie du pays.

La production du gisement de gaz de Nawara permettra à la Tunisie de réduire de 30 % les importations de carburant et contribuera pour un point de pourcentage au taux de croissance économique du pays, a déclaré Slim Feriani, ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises. Le terrain se situe dans le sud de la province de Tataouine, qui a « servi de toile de fond aux scènes du film mythique Star Wars », indique l’agence américaine d’informations économiques et financières Bloomberg.

« Le projet représente un tournant économique et financier potentiel pour ce pays nord-africain, qui doit actuellement importer une grande partie de son énergie. La Tunisie, berceau des soulèvements du printemps arabe contre le régime autoritaire, s’efforce de relancer son économie et de mettre en œuvre un programme soutenu par le Fonds monétaire international qui appelle à des mesures de contrôles budgétaires », ajoute Bloomberg. Le gouvernement avait prévu la création de Nawara en 2016, mais des problèmes techniques et sociaux ont entraîné des retards.

Avec une capacité de production quotidienne estimée à 2,7 millions de mètres cubes, le champ de Nawara augmentera de 50 % la production de gaz de la Tunisie à compter de l’année prochaine, a déclaré Feriani à al-Chourouk en octobre. Il produira suffisamment de carburant pour que la Tunisie puisse exporter par pipeline vers la côte méditerranéenne, ce qui permettra au pays de réduire son déficit commercial de 7 %, a-t-il également estimé. Dans une interview donnée à Radio Expressfm début octobre, il a également indiqué que ce champ aurait une production nationale dont la valeur avoisinerait les 500 millions de dollars par an, soit environ 1400 millions de dinars tunisiens, ce qui rendrait possible une augmentation de 1 % du taux de croissance.

La compagnie pétrolière privée basée en Autriche OMV et l’entreprise tunisienne d’activités pétrolières, l’ETAP, détiennent chacune une participation de 50 % dans la coentreprise Nawara. « La Tunisie n’a d’autre choix que de renforcer sa sécurité énergétique et de réduire ses besoins en carburant importé », a déclaré Feriani.

N.B.

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