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Un nouveau groupe affilé à Daech sème la terreur au sud de la Libye et menace la stabilité du Nord de l’Afrique

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« L’Etat Islamique du Grand Sahara », un nouveau groupe terroriste opérant entre-autre dans les zones désertiques du sud de la Libye, est apparu fin 2016. Depuis, il ne cesse de s’agrandir et se nourrir de la crise libyenne.
En effet, il s’agit d’un groupe affilé à ISIS et se déployant en Afrique subsaharienne, en menant des attaques organisées dans la région du Sahel et du sud de la Libye.
Selon un rapport récemment publié par le Conseil consultatif de sécurité outre-mer (OSAC), l’Etat islamique du Grand Sahara (ISIS-GS) a particulièrement pris de l’ampleur après sa réapparition en 2016, avec trois attaques terroristes majeures.
Ces trois attaques ont eu lieu entre Burkina Faso et le Niger, attestant ainsi de l’expansion et de la mobilité du groupe. La première attaque date de septembre, elle a été menée contre un poste frontalier au Burkina Faso. Les deux autres ont eu lieu en octobre, une au Burkina Faso et une autre contre une prison au Niger, elles ont été menées avant même que l’Etat islamique ne reconnaisse officiellement l’ISIS-GS. Une fois reconnu, l’ISIS-GS a été soupçonné d’avoir organisé et exécuté une attaque en décembre contre un convoi militaire au Burkina Faso, cette dernière a fait douze victimes parmi les soldats de l’armée burkinabaise.
Dans son rapport, l’OSAC met également en garde contre « L’émergence d’une filiale ISIS au Sahel ». Celle-ci « augmentera probablement la menace qui plane sur la sécurité du secteur privé, et sur les intérêts occidentaux étant systématiquement ciblés par les groupes militants du Sahel ».
Concernant les origines et la formation du groupe, les rapports des services de renseignement des États-Unis nous fournissent la réponse. Selon eux, l’ISIS-GS a été formé en 2015 des restes d’al Murabitoun – un groupe terroriste islamiste autrefois rattaché à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) – et un groupe dissident de l’AQMI appelé al Mulathamun Battalion (qui se traduit littéralement par le Bataillon des hommes masqués).
Au cours d’une audience au Sénat qui s’est déroulée la semaine dernière, le commandant de l’AFRICOM, le général de la Marine Thomas Waldhauser, a déclaré que l’ISIS tente de se regrouper après son expulsion de Syrte et que plusieurs de ses militants se déplacent vers le sud de la Libye.
Dans ce contexte, le général Waldhauser a ajouté: « L’instabilité en Libye et en Afrique du Nord peut être la menace la plus significative à court terme pour les intérêts des États-Unis et des alliés sur le continent. Les multiples milices et les relations fracturées entre les factions de la Libye orientale et occidentale influent sur la situation sécuritaire, déversant en Tunisie, en l’Egypte et en Afrique du nord au sens large, facilitant ainsi le mouvement des combattants étrangers et le flux migratoire de la Libye vers l’Europe ».
N.B

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