Un rapport de l’UNICEF pointe le calvaire des enfants migrants

Un rapport de l’UNICEF pointe le calvaire des enfants migrants

0
PARTAGER

Dans son rapport de février 2017, l’Unicef  a alerté sur les conditions terribles qu’affrontent les enfants qui fuient leur pays d’origine pour atteindre l’Europe. Ils transitent généralement par la Libye, qui est décrite comme un enfer.

Les divers témoignages recueillis par l’UNICEF attestent des conditions de survie dans le désert : sans eau, sans nourriture, parfois des corps morts sont laissés, et les survivants sont traités comme du bétail.

De nombreux enfants arrivent parfois seuls, sans leurs parents. Certains sont gardés dans des centres de rétention, d’autres croupissent dans des sortes de « camps de travail forcé »aux conditions sanitaires déplorables, gérés par des milices armées

Dans son rapport de février 2017, l’Unicef rapporte que près de la moitié de la centaine de rescapés interrogés dit avoir été violés ou abusés. La plupart des enfants, en particulier les filles, affirment aussi avoir été battus par des adultes. Emprisonnés, privés de nourriture, violentés, voire violés, sans aucun accès aux soins ou à des traitements médicaux. Au moment de l’enquête, 256 000 migrants étaient enregistrés en Libye, dont 30 803 femmes et 23 102 enfants. Les migrants originaires d’Afrique sub-saharienne moins bien traités que les migrants syriens ou égyptiens. Mais comment éviter le pays ? Le passage Libye-Italie est devenu la première route migratoire pour les Africains subsahariens depuis l’accord conclu avec la Turquie, en mars 2016.

La situation est chaotique et des groupes mal-intentionnés, voire mafieux profitent de la situation pour essayer d’extorquer des sommes considérables aux migrants afin de leur permettre de quitter le pays et rejoindre l’Europe.

Les femmes et les enfants doivent non seulement payer entre 200 et 1 200 dollars chacun pour arriver jusqu’en Libye, mais doivent à nouveau rassembler une somme pour traverser la Méditerranée. Le passage est donc devenu une industrie rentable « qui représente plusieurs milliards de dollars », écrit l’agence de l’ONU. « La filière est essentiellement contrôlée par des trafiquants et des gens qui cherchent à tirer parti du désespoir de femmes et d’enfants en quête juste de sécurité et d’une vie meilleure », souligne Afshan Khan, coordinatrice spéciale de l’Unicef pour la crise migratoire. « Les enfants ne doivent pas être contraints de mettre leurs vies entre les mains de passeurs simplement parce qu’ils n’ont pas d’autre choix », conclut-elle.

Pas de commentaires

Laisser un Commentaire