Photo : Sylvain Légaré pour Le Journal de Montréal

Chaïma Ben Miloud, créatrice de la « jeune chambre tunisienne du Québec »

Née en Tunisie, Chaïma Ben Miloud a passé son enfance à Carthage. En 2001, elle est partie s’installer au Québec avec sa famille pour devenir aujourd’hui ingénieure diplômée de l’Ecole Polytechnique. Elle est la fondatrice d’une des jeunes chambres de commerce les plus actives dans la province.

Si la jeune chambre tunisienne du Québec (JCTQ) est aujourd’hui une structure fructueuse, elle n’a au départ germé que sous forme d’idée balbutiante dans l’esprit de la jeune trentenaire. « J’ai toujours voulu m’impliquer socialement, créer des liens », a-t-elle expliqué dans un entretien au Journal de Montréal. Après plusieurs contributions associatives dans des organisations maghrébines, elle a vu se développer la communauté des jeunes personnes installées au Canada et issues de son pays natal. Un terrain favorable qui lui a offert la possibilité de déployer son désir de s’investir dans le soutien aux jeunes.

Après avoir suivi une formation en gestion d’OBNL et de gouvernance, elle se lance et fonde la jeune chambre qu’elle veut professionnelle et solidement bâtie pour durer, indique le journal local. Financée par ses adhérents et ses commandites, l’action de la JCTQ se fonde sur trois grands axes principalement centrés sur le Québec.

Plusieurs leviers d’action

Le premier levier d’action est la mise en place d’un réseau et d’une voix pour les ressortissants tunisiens ou d’origine tunisienne qui exercent une activité dans le monde des affaires québécois. A travers les divers événements et formations qu’elle propose, la jeune chambre réunit une communauté qui voudrait oeuvrer à l’épanouissement de la vie socioprofessionnelle ses membres. Pour Chaïma, « quelles que soient nos compétences, on ne peut pas accomplir grand-chose tout seul. Il faut avoir un réseau derrière nous pour nous aider à contribuer au développement de nos sociétés ». « La JCTQ dispose également de nombreux partenaires organisationnels au Québec et en Tunisie, et est membre du regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) qui lui offre un rayonnement plus large », précise pour sa part le Journal de Montréal.

Soutenir les jeunes

La deuxième mission que s’est attribuée la jeune chambre s’articule autour du développement de la carrière de ses membres âgés de 16 à 40 ans. L’organisation dispense ainsi des formations et des conférences et pour les plus jeunes, elle organise des immersions d’une semaine auprès du monde professionnel qu’ils visent.

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Publiée par JCTQ – Jeune Chambre Tunisienne du Québec sur Lundi 25 novembre 2019

« C’est important pour nous de soutenir les ambitions des gens. Même avec nos bénévoles, on procède différemment. Plutôt que d’assigner des tâches routinières à chacun, on leur propose de participer à deux projets dans lesquels ils devront s’investir de manière globale », raconte la fondatrice de la JCTQ.

Le jeune Wajdi, membre de la jeune chambre, en a fait l’expérience. Diplômé en commerce international, ce Tunisien de 26 ans a pu mettre en application ses apprentissages et participer à une mission commerciale d’envergure entre la Tunisie et le Canada. Interrogé par le journal canadien, il explique que « cette mission a probablement été le moment le plus excitant de ma carrière. Avoir l’opportunité d’organiser une mission commerciale, de promouvoir l’environnement d’investissement de son pays, et réussir à le faire bénévolement est un sentiment d’accomplissement inégalé. J’ai vu et je continue de voir en la JCTQ un tremplin pour ma carrière ».

Renforcer les relations d’affaires entre la Tunisie et le Québec »

Chaïma Ben Miloud souhaite d’ailleurs à long terme que le rôle de l’organisation qu’elle a fondée dans le développement des liens économiques entre la Tunisie et le Québec se développe. Jusqu’ici, deux projets mettant en lien des entreprises tunisiennes et québécoises ont été mis en place.

La vision et le dynamisme de la JCTQ lui ont valu deux distinctions, reçues en moins de trois ans d’existence : la première en 2018 en tant que finaliste de la meilleure jeune chambre de l’année au gala des grands prix de la relève d’affaires, et la seconde en 2019 pour la meilleure activité de l’année.

Mais Chaïma Ben Miloud et ses collaborateurs voient plus loin encore, et pensent déjà à la postérité de ce projet créatif. Dès le lancement de la jeune chambre, véritable plateforme réticulaire, l’idée d’assurer une continuité solide dans les activités menées primait déjà. La dynamique Chaïma dit ainsi souhaiter, même après son départ, « que la jeune chambre reste et grandisse ». Comptant sur un réseau croissant et bénéficiant d’une influence toujours plus importante, l’organisme espère devenir avec le temps un acteur incontournable du milieu des affaires québécois, tout en soutenant la Tunisie dans son développement. Car il est possible de faire les deux, dit la jeune fondatrice de la chambre, à condition de s’en « donner les moyens ».

N.B., avec Le Journal de Montréal

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