Venezuela
Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan de vouloir armer l'opposition vénézuélienne contre le président Nicolas Maduro. /Photo prise le 16 janvier 2019/REUTERS/Maxim Shemeto.

Venezuela : Moscou accuse Washington de vouloir armer l’opposition

Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN d’avoir l’intention d’armer l’opposition vénézuélienne contre le président élu Nicolas Maduro. La diplomatie russe les accuse aussi d’utiliser l’aide humanitaire qui doit être livrée au Venezuela comme « prétexte pour une action militaire » dans le but d’écarter du pouvoir le président actuel du pays, rapporte le média russe francophone RT France.

Maria Zakharova, directrice de l’information et de la presse au sein du ministère russe des Affaires étrangères, a également déclaré qu’une « provocation dangereuse à grande échelle » serait prévue pour le 23 février, il s’agirait du « passage de la frontière du Venezuela, provoqué et orchestré depuis Washington par le prétendu « convoi humanitaire » ». Cette « provocation » pourrait, selon elle, « mener à un affrontement entre les opposants au pouvoir actuel et ses partisans, et fournir un prétexte commode pour une action militaire visant à écarter du pouvoir l’actuel président légitime du pays », explique-t-elle, citée par RT France.

Le 21 février, le chef de l’Etat Nicolas Maduro avait annoncé la fermeture immédiate de la frontière terrestre avec le Brésil et menacé de fermer celle avec la Colombie, où l’armée est intervenue début février pour bloquer l’aide humanitaire en provenance, principalement, des Etats-Unis. M. Maduro s’était en effet montré sceptique concernant cette aide humanitaire, factice selon lui, considérant même qu’elle pourrait constituer un « cheval de troie » pouvant justifier une intervention militaire. Le 19 février, Nicolas Maduro avait ainsi qualifié de ‘show politique’ et de ‘piège attrape-nigaud’ la demande d’envoi d’aide américaine exprimée par son opposant Juan Guaido, poursuit RT France.

De son côté, Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président par intérim du Venezuela le 23 janvier dernier, avait quitté Caracas le 21 février pour se rendre avec des partisans à 900 kilomètres de là, dans l’Etat de Tachira, à la frontière avec la Colombie, pour accompagner un convoi d’aide humanitaire qui stationne en Colombie.

N.B.

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