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Washington déploie un porte-avions au Moyen-Orient, un « message » pour Téhéran

Depuis l’investiture du président américain Donald Trump, les relations entre les Etats-Unis et l’Iran se sont considérablement dégradées. Le gouvernement américain a ainsi récemment décidé d’envoyer un porte-avions et une force de bombardiers au Moyen-Orient, un message « clair et indubitable » à Téhéran, a déclaré, dimanche, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton.

« En réponse à des indications inquiétantes d’escalade et de mises en garde, les Etats-Unis déploient le porte-avions et groupe aéronaval USS Abraham Lincoln et une force de bombardiers auprès du Commandement central américain de la région », a dit John Bolton dans un communiqué, sans plus de précision.

Défendre les intérêts des Etats-Unis

Cette initiative de déploiement entend envoyer « un message clair et indubitable au régime iranien » ayant pour but d’assurer que « toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable », a poursuivi John Bolton. « Les Etats-Unis ne cherchent pas la guerre avec le régime iranien, mais nous sommes totalement préparés à répondre à toute attaque, qu’elle soit menée par procuration, par le corps des Gardiens de la révolution islamique ou par les forces régulières iraniennes », a encore dit le conseiller du président américain.

Pas de réchauffement en vue

Le communiqué ne précise pas les raisons pour lesquelles ce déploiement se déroule maintenant, mais il intervient « sur fond d’escalade meurtrière depuis samedi entre groupes armés palestiniens, qui tirent des roquettes depuis la bande de Gaza en territoire israélien, et l’Etat hébreu, qui mène des raids aériens en représailles », explique l’AFP.

Les relations entre Washington et Téhéran se détériorent de plus en plus. L’année dernière, l’administration américaine s’est retirée de l’accord international sur le nucléaire iranien censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique, estimant que son contenu était « trop laxiste » et qu’il n’abordait pas les autres « comportements déstabilisateurs » de l’Iran dans la région du Moyen-Orient. Mais les autres signataires, et notamment les alliés européens des Etats-Unis, restent pour l’instant attachés à ce texte que Téhéran, selon les inspecteurs internationaux, continue de respecter.

N.B., avec AFP et Le Point

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