Wikileaks au secours de la SiliconValley

Wikileaks au secours de la SiliconValley

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Après le « choc » des révélations sur le piratage massif des téléviseurs connectés, smartphones, tablettes et autres objets connectés, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, propose d’offrir aux entreprises de la SiliconValley de se protéger contre ces attaques, et ainsi de « rendre Internet plus sûr ». La Maison Blanche a déjà averti lesdites entreprises qu’une telle collaboration pourrait constituer une violation de la loi.
En effet, le porte-parole Sean Spicer a aviséles entreprises technologiques que l’acceptation de matériel confidentiel de la part de Wikileaks pourrait constituer une violation de la loi.

L’organisation a rendu public mardi un corpus de 8.761 documents baptisé « Vault 7 » et considéré comme « la plus grande fuite de documents » concernant la CIA. Cela révèle au grand jour les techniques de piratage utilisées par l’agence de renseignement américaine entre 2013 et 2016 pour surveiller les citoyens par l’intermédiaire des « smarts-Tvs » des smartphones et des ordinateurs personnels. Apple, Microsoft ou encore Samsung sont ceux qui ont été les plus particulièrement touchés.
Jeudi 9 mars, Julian Assange a déclaré, de l’ambassade de l’Equateur à Londres où il est réfugié, que son organisation allait fournir aux entreprises technologiques un accès aux méthodes de piratage de la CIA afin de leur permettre de comblerles défaillances de leur propre système et ainsi, protéger leurs consommateurs:
« Je tiens à annoncer que, en considérant ce que nous jugeons être la meilleure manière de procéder, et en réponse aux demandes de certains entrepreneurs, nous avons décidé de coopérer et de leur donner un accès exclusif aux détails techniques à notre disposition, afin qu’ils puissent remédier à des failles et gagner en sécurité », a-t-ilsoutenulors d’une conférence de presse diffusée via Facebook Live.
L’organisation n’a pas encore dévoilé les programmes complets nécessaires pour réaliser des cyberattaques, mais seulement quelques fragments. Dans une note de blog publié mercredi, Cisco a ainsi déclaré que sa capacité à résoudre les problèmes soulevés par les documents était « limitée » sans plus de détails, mais une fois le code publié, l’entreprise pourrait l’analyser et produire des mises à jour si nécessaire.
Pour le moment, aucune entreprise n’a officiellement déclaré vouloir collaborer avec Wikileaks. Apple, Google ou encore Microsoft se disent même confiants quant à leurs systèmes de sécurité.
Wikileaks promet de nouvelles révélations pour les semaines qui viennent.

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